Un début de tournée comme une épopée

Mardi 12 mars, 8h00 : le master et la caravane sur le port de Caen, il nous faut être le lendemain à Marseille, autre port pour embarquer à bord du Tanit en direction de Tunis.

Deux jours pour faire la route, une étape prévue peu avant Lyon. C'était sans compter la neige peu habituelle en ce milieu de mois de mars…

Nous avions rendez vous avec le Capitaine Fracasse, le froid et plus encore la neige.

Six heures pour rejoindre l'autoroute dégagée sur une voie et son premier péage à Dozulé. Il ne nous faudra pas attendre longtemps pour glisser et devoir déneiger sous les roues, pousser notre attelage. Nous ne savions pas que nous aurions à le faire encore trois fois dans le froid et la nuit sur les premiers kilomètres de l'A6 jusqu'à Fontainebleau où enfin la neige disparaîtrait.

3h00 du matin, il est grand temps de nous arrêter sur une aire d'autoroute, de nous coucher dans la caravane recouverte de neige, sans chauffage.

 

Mercredi 13 mars, 23h30 : le port de Marseille. La neige, en fondant, a mouillé deux de nos couchages. Le mistral redouble de violence. Nous sombrons dans le sommeil.

 

Jeudi 14 mars, 9h00 : embarquement. Prendre la file parmi les véhicules recouverts de meubles, de bicyclettes, de sacs de couleurs ; le traîneau du Père Noël en route vers le sud.

Nous sommes les derniers à entrer dans le ventre du Tanit et à rejoindre nos cabines bien douillettes. Le mistral continuait de souffler retardant nôtre arrivée de 24h.

 

Samedi 16 mars, 8h00 : enfin nous touchons le sol de la Goulette. Malgré le vent, l'air est doux. Il nous reste à nous confronter aux douaniers, à leur triste et immuable rituel.

 

 

Débuts du Capitaine Fracasse en Tunisie.

 

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