Nouveau spectacle ANTIGONE #1 Loin d’Antigone

Cela fait maintenant plusieurs mois que rien n'a été écrit sur ce blog et Karine n'arrête pas de dire "Quand est-ce que vous vous y remettez ? vous qui avez toujours quelque chose à dire…"

En réalité, il y aurait beaucoup de chose à dire… comme la politique par exemple… vous voyez des trucs passionnants et qui ne sont pas sans importance… Mais ici, on me demande de vous parler de la compagnie, de son projet.

ANTIGONE #1 Loin d'Antigone

Vous l'aurez compris en nommant Antigone #1, on annonce à tout le monde qu'il y aura une suite. C'est juste pour faire peur à ceux qui disaient "bon… à l'âge qu'il a, il va peut-être s'arrêter…". Mais non le socialisme n'est pas mort, le vrai, celui du désir toujours renouvelé, de l'incessant besoin d'altérité.

Nous voulions parler du pouvoir et de ses catastrophes, de la vie, de l'amour, des hommes, des femmes, des vieux, des jeunes, de la religion, du sacré, de l'autorité et de l'autoritarisme. Toutes ces questions nous paraissaient brûlantes sur le sol Tunisien lors de notre tournée de plusieurs mois au printemps 2013 de notre spectacle franco-tunisien "C'est par là".

Quoi de mieux que le mythe d'Antigone pour se confronter à tout cela ?

Depuis notre retour sur le sol français, la nécessité de travailler le mythe d'Antigone est toujours aussi prégnante.

On ne vous communiquera pas les différents titres auxquels vous avez échappé, sauf un peut-être : "Ne me parlez plus d'Antigone". Cela est vrai, il y a des moments où l'on aimerait ne plus entendre parler de la guerre, des conflits fratricides, de mort, de ceux qui vous expliquent le monde, vous font la morale.

C'est Paul Emond, l'auteur du texte qui a retenu "Loin d'Antigone".

Paul et moi nous nous connaissons depuis longtemps. Quand, sous la pinède de Villeneuve-Lès-Avignon l'été dernier, je lui ai parlé de mon désir d'Antigone, il m'a tout de suite dit "je veux en être" et nous voilà aujourd'hui en train de répéter son texte.

Une fois par semaine, Loïc, Yvan et moi-même nous nous retrouvons avec jubilation. Bien sûr nous attendons l'arrivée des spectateurs sans lesquels le spectacle se viderait de son sens. Ils sont pensés dans la scénographie comme le cercle des vivants entourant la mémoire des morts. N'allez pas croire que cela est triste : c'est la vie, notre vie, notre histoire !

Je vous quitte, je vais apprendre mon texte.

René Pareja

 

 

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